Ceci sera mon dernier billet posté sur la plate-forme de blog owni.fr, puisque, roulez tambours et trompettes … voici venir le c@fé des sciences 2.0 !
Une nouvelle aventure commence donc pour le c@fé des sciences, qui de regroupement de blogs se transforme en véritable plate-forme. Tout le monde est bienvenu pour y ouvrir un blog de sciences (catégorie “invités”); bien sûr, le c@fé des sciences 1.0 ne disparaît pas mais se transforme en une catégorie spéciale de blogueurs, les “membres”, dont les billets sont repris en page d’ accueil (qui ressemble de plus en plus à celle de scienceblogs, pour le meilleur !). En ce qui me concerne, je bouge mon blog là-bas pour participer à ce nouvel écosystèeme, je vous invite donc à me retrouver sur http://tomroud.cafe-sciences.com et à y lire mon premier billet !
Mini buzz scientifique sur le web, à la suite de ce billet de Scientific Amerian :”Why Economic Models Are Always Wrong” (pourquoi les modèles économiques sont toujours faux)
L’idée, proposée par Ken Dial de l’université du Montana, est d’ illustrer un possible “chemin” d’évolution menant des dinosaures à plumes aux oiseaux. Il n’ est effectivement pas forcément évident de comprendre pourquoi des ailes complètes ont pu évoluer pour voler, sachant qu’ une aile sans capacité de voler ne sert à rien a priori. Une hypothèse serait donc que des ailes auraient aidé les oiseaux à monter des pans inclinés en battant des bras.
Zimmer illustre aussi son propos en montrant des films d’oiseaux sautant depuis un promontoire
Une vidéo qui n’ est pas sans rappeler les nombreux autres animaux volants ( plus d’ infos sur SSAFT)
On peut du coup se demander pourquoi il n’y a pas plus de mammifères volants. Evidemment, il y a le problème des plumes, mais ces écureuils d’ une part et les chauve souris d’ autre part montrent que les plumes ne sont pas une condition nécessaire à l’ envol pour les “gros” animaux. Je serais curieux de voir la littérature sur le sujet. Pures supputations de ma part, mais ne peut-on pas penser que l’utilisation des membres supérieurs pour grimper découlerait, peut-être, d’une forme de bipédie chez les ancêtres des oiseaux, ou peut-être d’ un manque de possibilité évolutive au niveau de la hanche ou des coudes ? Les mammifères grimpent-ils les arbres comme les lézards ?
Son meilleur ami et colocataire, Leonard, est un physicien expérimental par conséquent régulièrement moqué par Sheldon, qui estime que l’expérience est mineure par rapport à la théorie au QI de 173. Tous les deux sont titulaires d’une thèse ils s’appellent d’ailleurs souvent «docteur» et éprouvent du mépris pour la formation de Howard, le troisième de la bande, simple ingénieur du pourtant prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). Cette supériorité de la thèse par rapport au diplôme d’ingénieur est typique des États-Unis. Comment imaginer que dans une sitcom française deux docteurs de l’université de Paris-Sud XI puissent se moquer de leur ami, simple ingénieur de Centrale ou des Mines ?
Tout droit tiré de cet article du Figaro sur The Big Bang Theory. Ce qui fait le plus peur, c’est cette façon de représenter la situation US comme une espèce d’anomalie culturelle. Il ne viendrait jamais à l’idée à un journaliste du Figaro qu’une formation par la recherche dans une des meilleurs universités françaises, comptant dans son personnel enseignant quelques médaille Fields et prix Nobel (avérés ou potentiel), soit même comparable à un diplôme d’une micro Grande Ecole, bien en cours dans Paris intra-muros. Le Figaro n’a-t-il donc jamais lu le classement de Shanghai dont il se gargarise pourtant régulièrement pour justifier la politique gouvernementale en matière de recherche ? L’inspiration du système américain pour réformer le système français s’arrête à la porte de nos préjugés nombrilistes.
En Allemagne, l’embauche d’un jeune doctorant, c’est la norme. En France, le recrutement reste archaïque. Quand je vois certains patrons affirmer qu’ils ne prendront pas de doctorants, je trouve cela absurde. Ils doivent dépoussiérer leurs habitudes.
Certes, Wauquiez n’a pas l’air d’avoir bien compris la différence entre doctorant et docteur, ce qui en dit long, mais c’est l’intention qui compte.